Pour
Yves et moi
De l’aliberté
à l’héritage de ta dixième station
Ils étaient deux petits copains
Avec leurs fugues et éclats de rire en
divagations.
Puis aussi, petits tiraillements,
éloignement, séparation.
Quelques étés de blackout devenus
d’inoffensifs regrets.
Suivant le long intermède de silence
Et plusieurs aventures chacun en parallèle,
Ce nouveau croisement, un peu inattendu au tout
dernier mille.
Le hasard a-t-il pu y être pour quelque chose ?
Et enfin, bien trop vite pour avoir le temps de
comprendre,
Ces accrocs répétés à
tes tonnes de rêves en musique,
La vie qui trébuche sans se relever
Et un copain porté disparu.
***
Ce ne sera pas moi le héros
Ni même toi,
Anyway je crois que tu ne le veux pas.
Et qui croit encore à ça, un
héros ?
Ce n’est pas moi le martyr
Ni même toi.
Mais c’est toi qu’on a vu souffrir,
Sûrement pas moi.
J’ai tellement eu peur de me voir en te
regardant.
Et c’est bien
tard que mes mots arrivent.
Mes mots, ils sont rares et maladroits
Et en réalité je ne comprends pas.
Une partie de toi me restera inaccessible,
Ton itinéraire reste un peu obscur pour moi.
T’ai-je jamais
seulement connu ?
T’ai-je jamais
seulement aimé ?
Maintenant je ne
peux que rester
Ce petit copain
pas toujours fidèle, je
sais.
L’unique joie, je le sais, que tu as voulue,
Même depuis le tout début,
Et même à travers chaque conflit,
C’est aimer et vivre sans compromis.
Est-ce qu’il t’a donc fallu payer un prix ?
Mais la tenue de ces comptes revient à qui ?
Sous quelle compétence, dis-moi ?
Et de quel droit ?
Tu n’as jamais voulu, bien sûr, qu’aimer et
être aimé.
Et pourtant Dieu sait que c’est bien assez.
Aimer sans une mesure.
Vivre sous aucune chaîne.
Je crois que ces gens qui t’aiment, gratuitement,
Savent bien voir tes espérances
au-delà de ta révolte.
Est-ce que je me trompe en me disant être de
ceux-là ?
Qu’importe finalement. Que tes révoltes
fleurissent en jardins abondants.
Bonne route dans ta nouvelle carrière.
Y trouveras-tu enfin ta liberté si
chère ?
Si tu trouves, alors attends-moi,
Je suivrai peut-être tes pas.
Je t’oublie pas.
« Mais si mon âme survit à la mort
j’aimerais encore, toujours et encore.
Je veux que vous rappeliez
À votre coeur qui l’aurait oublié
que l’amour dure pour
toujours. » (Sidamour,
paroles et musique Y. LaRochelle)
(Éric Messier ©)