CHAPITRE 2 La solitude est un moyen pour la destinée de
mener l'homme à lui-même. (H. Hesse) Sévaré, Mali, janvier
Remarquer que ce chapitre est plus
long que la moyenne des autres
La petite ville de Sévaré où je résiderai (bon lien sur le Mali), est située à 600 kilomètres au nord de Bamako. Aux portes du Sahara. Six cent kilomètres, sur les routes africaines parfois difficiles, cest très long, dix à douze heures sous la chaleur. Pouvons-nous seulement imaginer ce quil en est pour les moutons attachés dans une poche de jute, la tête sortie, alignés sur le toit des autocars qui sillonnent le pays?
Sévaré est séparée par seulement 300 kilomètres de la légendaire Tombouctou, plus au nord. Dans cet espace sec, vide et silencieux, on entre dans le vaste territoire des Touaregs, les hommes bleus, les guerriers nomades du désert. Cest Samuel qui conduit la voiture, une vieille Renault Alliance. Nous avons quitté Bamako très tôt ce matin, espérant arriver avant le soir. Avec nous, il y a Annick : elle travaillera à Mopti, à 15 kilomètres de Sévaré. On dit que Sévaré est à Mopti ce que Brossard est à Montréal; la comparaison est boiteuse mais amusante. Mopti, deuxième ville en importance du Mali, est très peuplée, plus bruyante et sale que Sévaré. Annick y travaillera auprès des jeunes de la rue. Je ne pense pas que jaimerais être à sa place.
Notre voyage est plutôt monotone, sauf pour une crevaison et le démarreur qui nous laisse tomber. Je remarque quà environ tous les 150 kilomètres la végétation se fait de plus en plus maigre. Nous ne parlons pas beaucoup, nous avons tous les trois beaucoup trop à réfléchir. Nous regardons défiler les kilomètres, les gros baobabs dénudés, les énormes termitières.
À Sévaré, déjà, le désert a presque gagné la bataille. Seuls le fleuve Niger et la savane un peu arborée continuent de le narguer. Sévaré nest pas comme je me limaginais. Cest moins développé que je le croyais. Beaucoup moins. Les soirées seront longues, je le crains. Nous nous rendons immédiatement à mon lieu de travail (au PNUD), une grande cour comprenant deux ateliers de mécanique et deux roulottes climatisées faisant office de bureaux. Je métais vu en train de travailler dans de "vrais " bureaux, comme ceux de Roselyne et Samuel à Bamako. Quelle déception dès mon arrivée!
Cest ici que se rejoignent les " goudrons " (routes) reliant entre elles Sévaré, Mopti, Gao (700 km à lest) et Bamako (600 km au sud). À ce carrefour, il y a une station service Elf et surtout cette espèce de magasin général tenu par un Libanais. Ce dernier deviendra bientôt mon pote, tout comme Toumani, le proprio de cet excellent petit restaurant sénégalais où je prendrai un ou deux repas par jour. De bons mets de riz, poulet, poisson, pour deux à quatre dollars.
Ce restaurant très sympathique sera notre quartier général, à moi et Pasteur, ce ressortissant Rwandais déménagé au Mali avec femme et enfants qui deviendra mon confident et meilleur ami pour les trois prochains mois. Je parle plus de lui au quatrième chapitre. Outre les deux goudrons, les autres chemins de la ville sont tous en terre, et souvent très larges, parfois jusquà 50 mètres (150 pieds).
La maison des Ndjaye : Mamadou, Sali, Abdoul et les sacripants
Jhabiterai à la résidence de Mamadou Ndjaye, le jeune pharmacien au chômage. Outre sa petite maison plutôt bien il y a, à part, trois chambres simples quil loue 30$ par mois. Un seul robinet, dehors, pour sept personnes. Cette eau est potable puisqu'elle provient dun puits. Pas de salle de bain, mais une bécosse dans une petite cabane juste à côté de ma chambre. Le soir, on y rencontre des cafards énormes, dune vigueur étonnante, grimpant sur les murs ou laissant leurs longues antennes sortir du trou de la bécosse. Le soir, on évite la bécosse.
Quand je prends possession de ma chambre, elle ne compte aucun meuble, un néon, une prise de courant, des murs en ciment et le toit en tôle. Le four, quoi. Pour m'endormir, quand les grandes chaleurs arrivent dès fin janvier, je dois me passer dabord un linge humide sur le corps et me coucher immédiatement à côté du ventilateur. Une fois, cela ma valu une sévère pharyngite, mais que faire dautre quand on est privé de climatisation?
Les moyens des N'djaye sont modestes à mes yeux, mais dans le coin ils font probablement partie de la classe moyenne supérieure. Ils ont dailleurs une bonne qui soccupe du ménage et des repas. Elle soccupe de ma lessive, pour 2$ la brassée. Mamadou possède un vieux cyclomoteur, mais cest surtout son épouse Sali, couturière au marché qui lutilise, pour aller au boulot !
Seul Mamadou parle français. Lui et Sali ont deux enfants, une adorable fillette de 18 mois et un garçon de 10 ans, Abdoul, qui deviendra un autre de mes potes durant mon séjour, lui et sa bande de sacripants, six ou sept autres jeunes de son âge. À la troisième soirée suivant mon arrivée, Mamadou et Sali, tenant la petite dans ses bras, viennent à ma porte pour une visite officielle. Ils se sont endimanchés, moi je dois répondre à cet honneur vêtu dun simple short, torse nu. Ils ne sen formalisent pas, heureusement.
Abdoul ne connaît que quelques mots de français. Et moi quelques mots de sa langue, le bamana : I ka kene ? (tu vas comment?)... Toro si te (pas de mal)... Souvent il vient me voir quand je suis assis au soleil à lire et siroter un tonic water. Génial, le tonic water; à ce chapitre jai été un très bon client du tout petit dépanneur au coin du chemin. Abdoul sapproche de moi, il sourit à pleines dents. Il aimerait bien entamer une conversation, et moi aussi. La situation est singulière: il me déballe ses quelques mots et moi les miens. On se fait des gestes. On communique comme on peut. Il touche mon bras ; peut-être qu'après tout il ne rencontre pas si souvent des toubabous.Qu'est-ce qu'un toubabou? Les premiers colons Français au Mali comptaient souvent des médecins, les toubibs ; lexpression sest depuis généralisée à tous les Blancs, les toubabous ou toubabs.
Pour Abdoul et ses copains, je sors un ballon de basket-ball que jai ramené de Montréal. On le gonfle, je lidentifie à son nom. Leur bonheur est total. Je ne les verrai plus pendant deux ou trois jours, mais ce nétait pas mon intention! Comme la plupart des gens qui jetteront un il sur ma chambre, Abdoul (et le reste des "sacripants ", bien sûr) est intrigué par ce quelle contient. Le matin, les week-ends, ils se tiennent près de ma porte pour jouer; jaime les écouter s'amuser dans leur langue dont je ne saisis pas un traître mot. Quand je me lève enfin, que jouvre ma fenêtre et ma porte, ils viennent à moi, me saluent.
Parfois Abdoul entre dans ma chambre et on "parle " de tout et de rien. La plupart du temps de rien... Je lui montre mes derniers achats au marché, ça nous fait rigoler. Ça le fait bien rire, ces machins inutiles! Je lui explique comment fonctionne mon walkie-talkie. Je lui joue quelques notes d'harmonica et il essaie cet instrument pour la première fois. Quality time entre gars, quoi. Ces quelques instants furtifs ici et là sont vraiment des moments privilégiés où je découvre un petit garçon les yeux grand ouverts, intéressé à tout, fasciné par mon histoire, même sil ne peut la comprendre que par bribes, malheureusement. Quimporte! Malgré notre communication boiteuse et une certaine réserve de part et d'autres, une complicité sest vite installée. Abdoul a souvent mis un sourire sur mon visage, et jai tenté de faire de même pour lui.
La bonne bouffe improvisée, Aminata et Mamoun
À laube, en écoutant la musique, je prends le petit déjeuner. Une orange un peu sèche, une petite banane, des petits gâteaux (délicieux) achetés à la vieille de la station dautobus en face du Libanais. Des confitures, des biscuits, des pommes Granny Smith plissées (le Libanais me les vend 1.50 $ chacune sans gêne!) du beurre dérable apporté par maman en février (un luxe indicible), et bien sûr une mini boîte de céréales All Bran et du lait en poudre préparé avec leau tiède du robinet extérieur. Un festin, quoi. Un petit déj que le Malien moyen ne peut pas se procurer.
Le soir, des enfants plus pauvres se tiennent à la porte de la cour et disent "Allah Karibou" : Dieu est à la porte (la charité). On leur donnera les restes du repas familial. Une tradition répandue jusque dans les villages reculés que jai visités. Cest une sorte dassistance sociale spontanée, une forme de solidarité.
Notre voisine, Aminata (à 800 mètres), une mère de famille rondelette et enjouée, tient une gargotte au coin de la rue. Le soir, on peut y prendre un repas complet, comme ça, sur le bord de la route non éclairée où passent quelques voitures soulevant beaucoup de poussière. Spaghetti-poulet, ragoût, haricots aux oignons. Une seule fois, un gâteau au chocolat. Elle cuisine tout ça chez elle sur le feu et dans un four à bois rustique.
Je suis rapidement devenu un ami de la famille.
Je passe parfois vers 17h pour minformer auprès dAminata ou dune
de ses filles, du menu pour ce soir là. Nous en profitons pour
discuter de nos pays respectifs, car Aminata, une professionnelle formée
en relations publiques, parle couramment français. Ses filles,
non. Mamoun, surtout. Quel numéro que cette Mamoun ! Une
charmante jeune fille de 16 ans, plutôt bien vêtue et sertie de
quelques bijoux.
Mamoun est très dégourdie. Elle m'a fait comprendre que je pouvais la demander en mariage. En mars, quand Aminata sest absentée pour un mois, elle a profité de loccasion pour moffrir en privé des repas, à fort prix bien sûr! Dominante, Mamoun, elle pourrait aller loin! Parfois, elle vient jusque chez moi pour me demander ce que je veux manger ce soir là. Elle en profite bien sûr, sur le pas de ma porte, pour examiner le contenu de ma chambre, plus particulièrement celui de mon étagère. Javais précédemment fait des cadeaux à elle, sa mère et sa famille, et ma mère avait fait de même lors de sa visite quelques semaines plus tôt avec mon frère et ma belle-soeur. Elle était curieuse, semble-t-il, de savoir ce que je cachais dans ma caverne.
"Tu vas me donner ça!" Elle pointait du doigt mon étagère et une petite boîte en plastique qui, elle le savait, contenait des menus objets sans grande valeur. Bref, elle commençait à prendre de la place, et jai raconté mon malaise à Pasteur. Celui-ci a réagi en rigolant : Maintenant, il faudra dire Mamoun la terroriste! Et on séclatait un bon coup aux dépens de la jeune femme qui, sans me terroriser, mintimidait quand même un peu.
La bouffe dAminata et filles est très bonne, mais toutes les gargottes ne sont pas recommandables pour les toubabous. Le dah bleni (délicieux jus fait dhibiscus, goût et couleur similaires au jus de canneberges) et le lait (pasteurisé de façon artisanale) sont gardés au frais dans une glacière. Bien sûr, je me gâte parfois avec un repas moins artisanal à lhôtel Debo, précédé dun ou deux martinis glacés ou chez mon ami sénégalais.
Voilà donc un aperçu de mon quotidien qui est plutôt calme et routinier, sauf bien sûr quand je quitte la ville (voir les chapitres sur le pays Dogon et le fleuve Niger). De façon générale, jétais plutôt solitaire, mais je ne men plains pas. Tout en mintéressant aux gens, je le fais toujours à distance relative. En outre, cest probablement ce que je recherchais, en quelque sorte durant ce voyage: une relative solitude qui, jallais le voir, allait me mener à moi-même. Et un peu plus près de lintimité de Dieu.
Tout ça, le portrait décrit plus haut, est surréaliste. Je le répéterai souvent. Tout est inhabituel à mes yeux. Mais je madapte de mon mieux. Linstallation demand pas mal dénergie. Cest lAfrique, limprovisation est reine. Je me fais faire un lit en bambou pour 5$, une étagère en plywood (cher, le plywood, ici : 40$ pour la petite étagère), une chaise, une moustiquaire suspendue au-dessus du lit. La moustiquaire devait protéger des moustiques porteurs de la malaria, mais le temps est si sec qu'il n'y en a aucun; jenlève donc la moustiquaire peu de temps après mon arrivée.
Enfin, je mattendais à disposer dune moto fournie par mes supérieurs. Tel nest pas le cas. Je vais donc à Mopti macheter un vélo. Pour aller à Mopti, on utilise le bâché, une antiquité de camionnette recouverte dune bâche retenue par une armature en métal. Pas cher, 25 sous laller. On ne le dira jamais assez : cest totalement renversant ce quon peut tirer ici des vieux véhicules. Un spectacle en soi. À cette chaleur et dans ces conditions, mes réserves dénergies fondent beaucoup plus vite, je devrai my faire.
Pas évident de trouver un vélo en état par ici, et cher : près de 150$ pour un usagé, négocié en cachette du marchand, avec mon " guide " Ibrahim, dont je parle plus loin. Jai limpression de me faire escroquer, mais il paraît que cest le prix : le vélo est fabriqué au Canada, le Mali est un pays enclavé, les douanes et tout ça. Je dois encore débourser 40$ pour des petites réparations. Je lai revendu 125$ trois mois plus tard, à Bamako. Pas mal.
Un toubabou, habillé en toubabou, se baladant sur un tel vélo, verres fumés african style, Walkman et gros écouteurs sur les oreilles, ça ne passe pas inaperçu à Sévaré. Ni à Mopti, ni même à Bamako. Après trois mois, les gens continuaient de me regarder avec un brin de curiosité. Surtout quand je passais devant la mosquée, à lheure de la prière: tous les hommes étaient assis dehors, tournés vers lest, comme le veut lusage chez les Musulmans, mais pendant un moment, quelques regards tournaient résolument vers le nord...!
Une fois, comme je passe, je me sens observé, mais jai lhabitude. Ils comprendraient mieux mon petit sourire sans méchanceté sils écoutaient mon Walkman : le très Newyorkais Dee Snider, du coloré et pesant groupe Twisted Sister, est justement en train de crier : "There is just five words to say, as you go down, down, down.... Hum ! Youre gonna BURN IN HELL ! OH BURN IN HELL ! " Surréaliste, je disais ? Faut savoir rigoler. Qui ne vaut pas une risée ne vaut pas grand chose !
Mopti, la grande, la presque déchue
Je suis allé à quelques occasions à Mopti. Quelques visites au grouillant marché de la place, quelques courses, de bonnes bouffes "occidentales" au restaurant Le Sigui ou au Relais Kanaga. On a noté une relative recrudescence du tourisme au Mali depuis quelques années mais les structures touristiques sont encore primaires sinon inexistantes. Cest peut-être justement ce que recherchent... les touristes. Plusieurs guides gagnent leur croûte sur une base tout à fait non professionnelle! Il faut avouer que leur aide nest pas superflue dans Mopti, ce petit labyrinthe qui est encore, malgré une certaine déchéance, une plaque tournante économique en Afrique de lOuest.
Le guide vient à moi dès mon arrivée. Il ne me lâchera plus. Il est à ma disposition pour la journée entière. À quel prix ? Cest lAfrique, tout se négocie et cela par-dessus tout. Il sappelle Ibrahim Touré, dit Asko. Plusieurs gens par ici portent un surnom pour se démarquer des autres Touré et Traoré... Il a 25 ans, il étudiait en agronomie jusquà ce que survienne la grève des étudiants il y a quelque temps. Il me montre sa carte officielle de guide. Il minspire confiance mais malgré tout je me méfie. On fait le tour de la ville, en taxi (un seul prix : 1$) et à pieds. Mopti est grouillante, un peu essoufflante. Et cette chaleur... Nous allons au fameux bar Bozo, niché sur le fleuve où on voit se promener de nombreuses pirogues. Le Bozo et le Sigui seront les petites oasis où je viendrai me réfugier quand le pays me manquera.
Joffre la bière, le repas et une somme raisonnable à Ibrahim. Chacun est satisfait. Quelques jours plus tard, quand je reviendrai à Mopti, il sera là à mattendre dès ma descente du bâché, prêt à moffrir ses services pour la journée. Le port de Mopti possède une longue et riche histoire mais na aucun prestige pour en témoigner. Les odeurs, la saleté, la promiscuité. Leau est pour le moins douteuse. Sur la rive se côtoient, pour la toilette quotidienne, les gens, les motobécanes, les moutons. Une pinasse (pirogue format géant, voir la photo plus haut) sapprête à quitter pour Tombouctou, lourdement chargée et avec une cinquantaine de passagers. Le fleuve est à son plus bas, leur voyage prendra cinq ou six jours au lieu des deux ou trois requis en temps normal. Avec de la chance, les passagers nauront pas à descendre dans leau pour pousser la pinasse. Mais ils ont la télé, branchée sur des batteries. Surréaliste, disais-je...
La laborieuse adaptation du toubabou
"Un tronc darbre ne deviendra pas un crocodile même sil reste très longtemps dans leau."
"Quand tes doigts sont entre les dents de quelquun, évite de lui taper sur la tête."
Ces deux savoureux proverbes typiques de la culture bamana illustrent assez bien certains aspects de ladaptation pour quelquun aux prises avec un choc culturel. Ils illustrent en tout cas assez bien certains enjeux du mien.
Nous sommes à la fin janvier. Évidemment, avec mes conditions de vie rudimentaires, je mennuie parfois de chez nous. Si je devais devenir coopérant, en bon Canadien élevé dans la ouate, jaurais besoin de support logistique et de quelque confort. Mais je nai pas honte de l'admettre : je ne suis pas encore disposé à vivre dans les conditions dhygiène qui prévalent ici. Si je dois devenir malade et donc inutile, alors aussi bien rester chez nous. Car je vois des enfants se promener tout nus dans les déchets, dans les égouts ou avec les cochons. Et je ne me suis jamais vraiment habitués aux odeurs de merde et durine.
Jai visité Annick à quelques occasions à Mopti. Elle met le paquet, travaillant plutôt le soir auprès des jeunes de la rue. Elle se couche tard, elle boit leau locale. Elle prend des risques.
Peu importe où on se trouve, tant à Sévaré quà Mopti, on entend toujours quelque part au loin les prières chantées (criées, en fait) provenant de quelque mosquée équipée de haut-parleurs. Cest typique du monde musulman : je verrai la même chose en Égypte. Les nuits sont parfois courtes : dès 4h ou 5h on peut entendre au loin coqs, ânes et chiens dans une cacophonie zootypique. Mais je m'y ferai, ils me serviront de réveille-matin original. Les salamandres sont partout, de toutes grosseurs et de toutes les couleurs, mais elles sont discrètes!
Il est difficile de fixer des rencontres avec les gens: les agendas sont à peu près inexistants par ici. Ça m'occasionne du stress et ça cause beaucoup déparpillement, je ne suis pas habitué Le Ramadan, le carême, finit le 29 janvier, tout le monde est en congé. Je sortirai peut-être à Mopti, où il y a un ou deux bars et une discothèque. Je parie que Ibrahim sera là à mattendre.
Je ne suis plus seulement son client, mais déjà son ami.
Par ici, on devient vite ami...